Pierre Coutras, mon grand-oncle par alliance, par Danielle

Danielle Arvieux, épouse de Jean-Pierre Rey, fils de Henri Rey, fils de Marguerite Rey, sœur de Suzanne Rocheblave, épouse de Pierre.

Ce que Danielle m’a conté, par Jean-Pierre.

Danièle 1970
Danielle en 1970

De 1973 à 1981, Danielle a été voisine de mon grand-oncle Pierre. A cette époque elle ne travaillait pas encore et elle a eu souvent l’occasion de croiser son chemin, dans le quartier, soit en allant faire ses courses soit en allant à l’école de la rue Eydoux chercher nos enfants.
Dans la rue, chaque rencontre était l’occasion d’échanger les dernières nouvelles de la famille et des propos toujours intéressants, aimables et courtois.
Il y avait également les fois où la rencontre se faisait chez les commerçants du quartier, notamment Patirot le traiteur de la rue Saint Michel, où Pierre allait choisir avec gourmandise son menu du jour. Il était toujours accueilli aimablement et avec plaisir, car ce n’était pas un client ordinaire. Il était connu par les commerçants du quartier pour ses petits mots, ses réflexions ou ses anecdotes toujours pleins d’humour et parfois surprenants.

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Peintures et dessins de Jack Maupas

Jack Maupas (1928 – 1985) est le deuxième mari de Yvonne Coutras, dont il fait la connaissance au Rowing Club de Marseille, et qu’il épouse en 1955. Ils auront une fille, Véronique.

Yvonne, Jack et Véronique Maupas
Yvonne, Jack et Véronique Maupas

Comme Yvonne, Jack a fréquenté les beaux arts, et son coup de crayon précis et incisif, ainsi que son humour, le poussent vers la caricature.

Jack Maupas Pierre Coutras recevant sa Rolls Royce de Zeus devant le Parthénon Signé Périclès Maupas
Jack Maupas – « Pierre Coutras recevant sa Rolls Royce de Zeus devant le Parthénon »
Signé Périclès Maupas – 5 janvier 1958 (coll. JCC2)

Mais il illustre aussi parfois avec sérieux l’imaginaire familial.

Jack Maupas blason du Castanier
Jack Maupas – Blason du Castanier – céramique (coll. JCC1)

Suzanne Rocheblave-Coutras

Poèmes

Moins prolixe que Pierre, son époux, Suzanne écrit de fort jolis poèmes.

Ici, celui écrit pour l’inauguration du « Mas du Lapin Blanc », véritable petite maison, en briques, construite par Pierre pour leur fille Jeanne en 1940.

Maison d’enfant

A Jeannette, pour l’inauguration de sa « maison », 5 mars 1940

Ami, qui vient voir en ces lieux
Cette maisonnette rustique,
Ressens-tu le charme mystique
Qui s’en dégage et vous émeut ?

Cette maison t’es sympathique,
Je le vois à ton air rieur ;
Mais ce grand bloc inesthétique
Te surprend, te laisse rêveur.

Sur les murs, le toit, sur le faîte,
Tu poses ton œil scrutateur,
Tu dis en remuant la tête :
« C’est le travail d’un amateur ! »

Non ! Crois-moi, tu fais fausse route !
Ce monument qui tour à tour
Te transporte et puis te déroute,
Ami, c’est un acte d’amour.

Ce toit qui de côté s’incline,
Est-ce un défaut, quoique charmant ?
Non, c’est une tête câline
S’appuyant sur un front d’enfant.

Dans ces angles qui trop avancent,
Ne vois-tu pas le mouvement
De deux bras musclés qui s’élancent
Pour un pieux enlacement ?

C’est le plus tendre amour d’un père
Qui fit pour l’enfant qu’il chérit
Cette demeure sans mystère,
Où tout rayonne, où tout sourit.

Pétrissant de sa main agile
Plâtre, dur ciment et mortier,
Retrouvant dans son geste habile,
Le secret des gens du métier.

Travaillant sans répit ni trêve,
Par le fait de sa volonté,
Il changea le fragile rêve
D’une enfant en réalité.

Pour que sa jeunesse bruyante
Puisse s’épanouir sans heurt
Loin de la menace effrayante
Qui pourrait troubler son bonheur.

Dans la clarté qui l’auréole
Comme un nimbe d’or irréel
Cette maison est le symbole
D’un touchant amour paternel.

Maison d'enfant poème de Suzanne Rocheblave
« Maison d’enfant » poème de Suzanne Rocheblave
« A Jeannette pour l’inauguration de sa maison » 6 mars 1940
recopié par Pierre Coutras

Sur la fin d’un berceau

18 novembre 1947

Ouvrage délicat par nos anciens tressé
Que nos mains ont orné le cœur plein d’espérance
Dans l’anxieux émoi d’une proche naissance
Te voilà maintenant un objet délaissé.

Tu fus coquet jadis, ta discrète élégance
Et ta stabilité inspiraient confiance
Quand la mère tendant ses bras avec douceur
Déposait son trésor dans tes flancs protecteurs.

Les enfants ont grandi, ils sont devenus sages,
Mais les ans ont sur toi exercé leurs ravages.
Tu ne peux plus servir, tu deviens encombrant
Défraichi tu n’es plus bon que pour les encans.

Pour toi, plus noblement, c’est de la pure flamme
Que dans un rayon d’or s’envolera ton âme.
Mais avant de te voir à jamais disparaître
Je voudrais te nommer tous ceux que tu vis naître.

Mais non, tu les connais, cette réminiscence
Cruelle ne ferait qu’aviver ta souffrance
Sans rien changer hélas ! à ton triste destin
Il faut se résigner, quand arrive la fin.

Je tremble en te livrant à la flamme meurtrière
Et soudain un regret alourdit ma paupière
Car j’ai senti glisser sur mes membres frileux
Ton ultime chaleur, comme un dernier adieu.

Adieu petit berceau, cher souvenir, adieu !

Pierre Coutras, mon grand-père, par Catherine.

Catherine Corazza, fille de Jeanne Coutras, fille de Pierre

Notre relation était un peu plus privilégiée puisque nous habitions la même maison, cette maison achetée par son grand père Valentin, capitaine au long cours, en tendant deux ficelles en diagonale sur le plan du Marseille de l’époque. Il disait avoir acheté pile à leur croisement, au cœur de Marseille ; et mon Papou s’amusait d’avoir eu plusieurs adresses différentes dans sa vie, sans avoir jamais déménagé. Cela était du aux caprices des municipalités qui rebaptisaient les rues … Je ne me souviens que de la rue Reinard, la dernière en date qu’il citait souvent, mais il y en avait eu d’autres …

Claude, Catherine, Martine et Jean-Pierre devant la Rolls-Royce III
Claude, Catherine, Martine et Jean-Pierre devant la Rolls-Royce III au Castanier
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Victor Mouren

Poèmes

Victor Mouren (1850 - 1929)
Victor Mouren (1850 – 1929)

Victor Mouren (1850 – 1929) est l’oncle de Pierre Coutras, étant le frère de Céleste.

« L’Oncle Victor » semble être un redoutable versificateur.

Nous publions ci-dessous quelques poèmes qu’il a réécrits à partir de l’Anthologie de Pro Arte 1925 « imités comme exercices de versification ». Il signe par l’anagramme de son nom : Numero V. pour V. Mouren.
Ils sont suivis d’un exemplaire des « Poèmes du Chauffeur » de Pierre Coutras, sur lequel il a appliqué de nombreux commentaires…

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Poèmes de l’Anthologie de Pro Arte 1925 imités comme exercices de versification par Numero V.

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« Les Poèmes du Chauffeur » de Pierre Coutras corrigés par Victor Mouren

Victor Mouren décès relaté dans le journal de bord d'une automobile
Victor Mouren : décès relaté dans le journal de bord d’une automobile de Pierre Coutras. On y lit également l’angoisse d’un père devant la maladie de sa petite fille, sentiment qui sera le sujet principal de son roman « Le cierge qui fume ».

Suzanne Rocheblave

Suzanne Louise Amélie Rocheblave, l’épouse de Pierre

Mamie, ou Tantou

Elle est née à Marseille, 4 rue Reinard le 7 Octobre 1892.

Fille d’Auguste Rocheblave (21 Octobre 1855 – 7 décembre 1911)
et de Jeanne Litt (23 octobre 1864 – 21 juillet 1911)

Suzanne fit sa première Communion à Alès, au pensionnat de la Présentation de Marie le 20 Mai 1904, ainsi que sa confirmation le 13 Juin 1904.
Elle passa son certificat d’études le 11 Juillet 1904.
C’est sa grand-mère qui s’occupa de son éducation et de celle de sa sœur Marguerite, à Alès, son père ayant quitté le domicile conjugal après avoir eu, avant ses 2 filles, d’autres enfants morts en bas-âge.
Sa mère avait un magasin 89 rue de Lodi à Marseille : « La petite mascotte ».

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Joseph Coutras et Céleste Mouren

Joseph (1/10/1849 – 8/4/1907) est le père de Pierre.
Il épouse le 8 septembre 1881
Céleste Berthe Mouren (1/4/1856 – 4/1/1944).
Ils auront 3 enfants :
Auguste, né le 15 août 1882 et décédé à 5 ans le 26 Février 1888
Pierre, né le 18 octobre 1889 et décédé à 92 ans le 12 Janvier 1981
Valentine, née le 4 Mars 1891 et décédée à 11 ans le 14 Octobre 1902

La famille Coutras à Saint Antoine en 1898
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