dite Jeannette, Janouche, Jano, puis Mamette
Jeanne, née le 8 juin 1926, est la fille cadette de Pierre et Suzanne.
Elle a été baptisée à Notre-Dame du Mont le 1er Juillet 1926.
Sa marraine fut Clémence Gall, une amie de la famille qui habitait avec Marguerite Rey, veuve avec ses 2 Fils Henri et Maurice, au 89, rue Horace Bertin, à côté des Gonfard.
Son parrain fut Henri Rey, alors âgé seulement de 9 ans.
Elle fait sa Première Communion le 12 janvier 1936 au Cours Bastide, 50 rue de Lodi à Marseille.
Elle fait sa Confirmation, avec le Cours Bastide, mais à Notre-Dame du Mont le 20 Avril 1937, par l’évêque de Perpignan, remplaçant Mgr Dubourg nommé à Briançon.
C’est donc au Cours Bastide qu’elle fait ses études (études interrompues 2 ans par la guerre, pendant laquelle ses parents quittent Marseille) et est reçue bachelière série C, première partie le 20 Juillet 1945, et deuxième partie le 9 Juillet 1946 – mention A.B.
Après le Bac, son père ne voulant pas qu’elle ‘travaille’, elle s’occupe du patronage de la Belle-de-Mai sous l’égide du Cours Bastide.
Elle pouponne, pour aider leurs mères, son petit neveu Jean-Louis Gonfard, ses petits cousins Jean-Pierre et Claude Rey et son filleul Jean-Marie Duchêne, neveu de Monique Meyblum.
Elle écrit des nouvelles pour enfants parues dans le journal ‘Ames Vaillantes’ ou pour adolescentes dans la revue ‘Christiane’, ainsi que d’autres textes.
Elle participe aux Séances du ‘Salon des poètes’ dirigé par Mme Ripert, où elle lit ses poèmes, dont certains furent édités, avec ceux de sa grande amie Monique Meyblum, par son père, en un petit recueil ‘Rayons de lune’.
Depuis la classe de 9ème au Cours, elle fut très liée d’amitié avec Monique Meyblum, dite « Moune », qui illumina son enfance, sa jeunesse, et resta toute sa vie son amie de cœur, devenant la marraine de sa fille Martine.
Après la guerre, de retour à Marseille, elle fit la connaissance, par Moune, d’Elisabeth Bettini, qui devint, elle aussi, sa grande amie pour toujours, marraine de sa 2ème fille Catherine, et ‘infirmière officielle et dévouée’ de toute la famille.
Jeanne épouse le 28 octobre 1948 à la Mairie, et le 30 Octobre à Notre-Dame du Mont, devant le Chanoine Delobel, Gilbert Alexandre Marcel Corazza, né à Marseille le 13 mars 1926, avec qui elle aura trois filles, Martine, Catherine et Bernadette.









Le mariage de Jeanne Coutras et Gilbert Corazza le 30 octobre 1948 à Notre Dame du Mont



Gilbert, après avoir été représentant de grandes marques de liqueurs et de spiritueux, devint courtier d’assurances avec Hyppolite Arnaud, cousin de Pierre Coutras en 1955, puis Agent Général d’Assurances (Cie Concorde – Générali) au 35, Bd de la Libération.
Jeanne, sans profession, consacra son temps à ses enfants, ses petits-enfants, ses parents devenus âgés, et surtout son mari dont elle fut toujours la collaboratrice, d’abord comme secrétaire, puis, faisant sous l’égide de son beau-frère Jean Corazza, (décédé en 1985) expert comptable, toute la comptabilité de l’Agence, jusqu’à la retraite de Gilbert.

Gilbert nous a quittés le 14 novembre 2024.
Jeanne est à présent en Maison de Retraite, et elle a atteint ses 100 ans le 8 juin 2026 !
Une grande fête a été organisée par ses filles à cette occasion. Elle a eu lieu le dimanche 14 juin, au Castanier, en Cévennes.

Jeanne – Jeannette – Mamette a reçu à cette occasion de nombreux témoignages d’affection de sa famille et de ses amis :
Poème de sa petite-fille Laurence Picano :
Si j’étais une Mamette….
J’attendrais au Castanier
Avant de me lever
L’odeur du pain grillé
Préparé par Papé.
Puis je m’installerais
Près de la cheminée
Pour faire un bon dîner
A tous mes invités.
Enfin viendrait le calme
Sur mon immense table
J’ pourrais alors ouvrir
Mes albums souvenirs.
Si j’étais une Mamette….
Je serais toujours prête
Pour aller promener
Ou même escalader
Tout en haut sur les crêtes.
Parfois je serais là,
Si elles ont besoin de moi
Pour consoler les peines
De mes filles que j’aime.
Et puis je garderais
Tous mes petits enfants
On passerait nos journées
A rire et s’amuser.
Si j’étais une Mamette…..
J’aurais tant de sagesse
De bonté et d’amour
Que j’ pourrais en donner
A tous ceux qui m’entourent.
Quand j’irais à la messe
ma famille dans mon cœur
Avec amour et tendresse
J’ prierais pour leur bonheur.
Tout au fil de ma vie,
Je chercherais ce qui est bon
J’oublierais la maladie
Pour parler de guérison
Résilience et courage
Seraient mes deux adages
Et en ce beau moment
Je fêterais mes 100 ans.
Si j’étais une Mamette….
Je ne suis pas une Mamette….
Mais un jour peut être?
J’aimerais lui ressembler.
Et même si je croyais
Ne jamais pouvoir l’être
Cette nuit au Castanier
Je me suis réveillée
Pour manger des Navettes
Aujourd’hui comme promis
Pour notre Mamette en Or
Et pour son beau record
Nous sommes tous réunis
Grande fête au Castanier
Pour pouvoir lui souhaiter
Lacune du dictionnaire
Un bon Siècliversaire !





